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 Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]

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MessageSujet: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Sam 24 Mai - 7:57

Le vol depuis Xizang  avait été long et fatigant, les douanes Tibétaines ne voulant pas laisser passer le moindre étranger suspect j'ai donc longtemps été recalé avant de pouvoir monter dans l'avion.  Ceci fait, il fallait encore que l'avion veuille bien décoller. après plusieurs heures d'attente interminable, je commençai enfin le long voyage.

  Dans l'avion, des personnes diverses étaient assises et attendaient patiemment, de la petite famille qui part en vacance au PDG qui voyageait en classe éco pour ne pas dépenser trop, naturellement, toutes les classes sociales étaient représentées ici. Durant le voyage, alors que nous sortions d'une zone de turbulence, je sentis une sensation désagréable me parcourir, une chose que je connaissais pas, je savais cependant que c'était encore mon étrange capacité qui me jouait des tours, mais là, le sentiment qu'il me faisait ressentir m'était inconnue. C'est là qu'une hôtesse me pris par la main et faisait en sorte de me rassurer,elle disais que je faisais une crise d'angoisse. C'était donc cela, c'était le sentiment d'angoisse que je rencontrais aujourd'hui.

  Discrètement, après avoir lâcher la main de l'hôtesse, je me levais pour aller marcher  un peu, essayer de me changer les idées. Mais après quelques pas, le sentiment d'angoisse empira brusquement au point que je ne voulait plus que fuir. Mes jambes se dérobèrent ensuite sous mon propre poids et mes bras ne voulais pas me rattraper. en quelques secondes, même pas, j'était étendu sur le  sol de l'avion, Plusieurs personnes se levèrent alors pour me ramasser tandis que d'autre me regardaient sans réagir. Le monde tournait autour de moi, dans une dernière rechute, je fermai les yeux et le laisser emporter par ce mystérieux mal.

  Je repris mes esprits dans un hôpital, en Italie, en effet le voyage avait été interrompue car mon état était critique. Une jeune et belle infirmière vint juste après mon réveil pour me raconter ce dont j'avais souffert. Elle m'expliqua que j'avais fait un étrange malaise qui aurait pu dégénérer en AVC car,lors de mon arrivé aux urgence, on m'avait enregistrer une tension a 21/15. Elle me dit aussi que je souffrait encore d'une déficit moteur et nerveux qui m'empêchait de me lever. Suite a une batterie d'examens, un médecin en blouse blanche arriva et me dit que je  n'avais rien, officiellement. que mon cas était flou, que j'avais eu un grave problème de santé, mais sans aucune raison ni séquelles.

  J'expliqua alors mon ressenti et mon expérience au dis médecin qui ne crut pas. Il me rigolas au nez et me dit qu'il allait demander à une de ses collègues de venir me voir,  pour parler. Je ne savais pas à quoi m'attendre, j'était immobile dans mon lit. J'attendais.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Lun 26 Mai - 18:39

Venise, ville touristique par excellence et bondée de monde lors du carnaval. Pourtant ce n'était pas pour visiter qu'Eliza se trouvait dans en ces lieux ce jour-là, mais dans un but professionnel. Un de ses collègues du milieu médical lui avait demandé de venir voir un de ses patients, un jeune homme qui semblait délirer complètement. Quand elle arriva à l'hôpital, elle demanda à voir le dossier du patient et put constater qu'il avait fait une crise à bord ce qui avait forcé les pilotes à atterrir pour une évacuation d'urgence. Une sévère crise d'angoisse apparemment. De plus, le médecin lui expliqua que le patient était désorienté car il affabulait. La jeune femme se fit la réflexion que cela pouvait découler de l'épreuve qu'il avait subi et qu'il avait construit un schéma des souvenirs qu'il avait sans que celui-ci ait de sens. Après ses lectures et discussions, Eliza se dirigea vers la chambre du jeune homme et pénétra dans la pièce.

- Bonjour, dit-elle avec un agréable sourire pour éviter d'alarmer le patient. Je m'appelle Eliza Veloni et je suis là pour discuter. Elle ôta sa veste et s'avança vers le siège qui se trouvait à proximité du lit. Je peux ?

Quand elle fut installée, Eliza observa le malade. Les infirmières l'avaient informé de l'état de faiblesse généralisé du patient. Elle avait pris bonne note de ces informations, mais considéra que parler ne devait pas provoquer de réaction physique inappropriée.

- Apparemment, tu as fait une crise d'angoisse durant ton vol. On va tâcher de comprendre l'origine de ce mal. Est-ce que cela t'arrive souvent ? Je peux te tutoyer ? Il lui paraissait plus jeune qu'elle et le tutoiement créait une sorte de lien qui pouvait faciliter le dialogue. Mais elle préférait tout de même demander.

Eliza espérait que son interlocuteur expliquerait sa situation qu'elle puisse comprendre ce qui l'avait conduit à l'hôpital. Peut-être qu'un problème sous-jacent était la cause de cette crise ? Elle était là pour le découvrir si son patient y consentait, car dans le cas contraire, la tâche se révélerait ardue. La psychologie demandait un travail de longue haleine et de poser les bonnes questions avec la tournure adéquate. D'autant que chaque patient était différent et qu'un même symptôme pouvait découler de sources différentes, chacun vit sa propre vie en dépit de schémas récurrents. En tout cas, ce nouveau patient avait fait forte impression auprès de l’équipe médicale et pas forcément dans le bon sens. De toute manière, Eliza avait pour habitude de se faire sa propre opinion pour éviter toute influence extérieure et préserver son jugement. Il était si facile de cataloguer les gens.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Lun 2 Juin - 14:07

Peu de temps après mon installation dans une chambre aux mur couverts de mousse, une charmante jeune femme entra dans la pièce, je compris tout de suite que c'était la "collègue" de mon cher ami le médecin qui m'avait, durant un élan de générosité, offert de m'isoler sans mon consentement. Elle commença à s'installer puis nos regards se croisèrent longuement. Je sentais qu'elle n'était pas comme les autres, qu'elle était beaucoup plus ouverte d'esprit que les médecins lambda. Nonobstant, je devait rester vigilent sur ce que je pouvais dire, il est vrai que le tact et la compassion n'étaient pas mes principales qualités, j'avais la fâcheuse habitude de dire les choses comme elles sont sans prendre en compte la façon dont la personne en face pourrait réagir. Mais bizarrement, avec elle, contrairement à d'habitude, je ne voulais pas être imprudent. Je devais donc me concentrer sur ce que je disais pour bien peser chacun de mes mots. Je voyais dans son regard qu'elle voulais que je parle en premier,c'est donc ce que je fis:

" Donc, on vous à surement appelé en vous disant que j'étais fou. Je ne me rabaisserais même pas à le renier, je sais que je suis différent, mais vos collègues ne savent pas que l'esprit qu'ils possèdent est totalement incontrôlable
Par contre, moi, je suis en plein travail pour apprendre à utiliser mon <<étrange capacité>> comme je l'appelle."


Il pourrait paraître inhabituel que je déballe tout comme ça, dès le début du première entretient, mais après m'être poser la question. Dois-je lui parler? Il me semblait que j'était seul depuis longtemps, et que donc, me voir accrocher l'étiquette de fou ne m'isolerai pas vraiment plus. Je repris donc, tentant le tout pour le tout, après tout, sois elle me croit, sois elle ne me croit pas, c'est a elle de choisir.

Je me demandais ce qu'elle en pensait. J'espérait qu'elle serait aussi spontanée que je venais de l'être. je me mis a baisser le dossier de mon lit, de façon à être en posture de Lean back, elle est psy, elle devrait comprendre que c'est une invitation au rapprochement, maintenant, afin de rendre la chose plus amusante, je ne précise pas le type de rapprochement qui pourrait arriver, je laisse le choix, encore une fois, au doux visage qui se tient devant moi. Après tout, ça reflète bien ma personnalité, je ne prend pas les devant pour avoir ce que je veux, je me contente juste de mettre en place l'atmosphère de façon à ce que ce soit la personne en face qui me le donne. C'est après cette réflexion avec moi-même que je me rendit compte que j'avais vaquer à mon occupation primaire, une fois de plus, j'attendait.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Jeu 5 Juin - 17:35

Eliza écouta attentivement les explications du jeune homme. Le fait qu'il se qualifie lui-même de fou laissait entendre qu'il était bien plus lucide que ne le laissait présager les dires de ses collègues médecins. D'ailleurs, elle trouvait dommageable qu'ils l'aient isolé dans cette chambre, elle trouvait que ce type d'environnement n'était pas favorable à la discussion quand le diagnostic n'était pas arrêté. Pourtant l'attitude de son interlocuteur démontra qu'il voulait bien lui parler, il en profita pour se mettre à l'aise et incliner son lit. 

Eliza était intriguée par les mots utilisés par son interlocuteur. Il n'avait pas tort, l'esprit était un monde complexe, mais qu'entendait-il par incontrôlable ? Elle savait par expérience que l'esprit pouvait être torturé, et les scientifiques disaient que l'être humain ne l'utilisait pas à pleine capacité. Mais chacun avait une vision particulière de leur esprit. Alors elle se demanda quelle était celle de son patient du moment. 

- Puis-je t'appeler Reddy ? Eliza avait eu son nom par le médecin, et elle préférait faire croire au patient qu'il avait un certain contrôle sur la conversation. C'est vrai que l'esprit n'est pas toujours facile à cerner, mais pourquoi celui de mes collègues est incontrôlable ? Quelle est donc cette étrange capacité dont tu parles ? 

Pour éviter toute extrapolation, elle préférait que ses patients donnent leur opinion et usent de leurs propres mots pour expliquer leur situation. 

- Est-ce cette différence qui fait qu'ils suspectent une folie quelconque ?  

Il était si facile de mettre des étiquettes dès qu'une personne montrait un brin de différence par rapport à la norme. D'ailleurs, cette dernière restait subjective du point de vue d'Eliza. Chacun avait son propre code de vie, ses propres règles et la société avait également édicté les siennes. Dur de vivre hors du carcan sociétal. En tout cas, Eliza partait du fait que son patient était sain jusqu'à ce que quelque chose prouve le contraire.

- Depuis combien de temps as-tu cette capacité ?

Plus les traumas, les déclencheurs étaient anciens, plus il était difficile de cerner correctement le problème car la mémoire effaçait efficacement les souvenirs qu'on ne voulait pas conserver. De plus, le seul symptôme dont Eliza avait connaissance était récent, mais est-ce que tout cela était lié? Elle espérait qu'il lui fournirait les pistes pour comprendre.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Ven 13 Juin - 6:19

La discutions avançait lentement, trop lentement au goût de Reddy. Il décida donc de rythmer  celle-ci pour la rendre plus confortable. Il prit la parole en un instant et enchaînait les phrase avec une aisance déconcertante:

 "Appelle moi comme tu veux, je ne porte pas d'importance aux noms, pseudonymes et surnom que l'on peut me donner. Ce ne sont que des codes sociaux pré-établis facilement contournable.


Je m'était mis, sans même m'en rendre compte, à tutoyer la charmante jeune femme devant moi, cela paraissait naturel, bizarrement.

Comme je le disait, vos collègue ont un esprit incontrôlable, en effet, ils sont incapable de contrôler leurs émotions, leurs sentiments, leurs réactions dépendent entièrement du contexte.
Moi c'est différent, aussi longtemps que je me souvienne,je n'ai jamais ressentis de sentiment ou d'émotion. C'est petit à petit que des "brides d'émotions" sont apparues. Pour faire court, je n'ai jamais ressentis de sentiments, et, parfois, je reçois des sentiment illégitimes, inconnus, sortie du plus profond de moi. c'est assez étrange, mais avec de l'entrainement, je suis sur que je parviendrais à contrôler parfaitement mon mental. C'est mon but ultime.

Je ne sais pas si ce sont deux capacités distinctes ou un seul et même don. Pour ce qui est de vos collègues, je pense que oui, c'est mon explication qui les a conduits sur la voie de la folie dans mon diagnostic. Mais bon, au pire,qu puis-je y faire?"


Je commençais à réfléchir à la question Depuis quand ai-je cette capacité ? Je fit donc un grand bond dans ma mémoire pour trouver mon souvenir le plus lointain, et lorsque je l'au trouver, une vielle amie me rendit visite. Dame panique, autrefois hôtesse de l'air, était maintenant consultante hospitalière. Mes membres se figèrent alors, ça recommençait. Quasiment paralysé, espérant que la jeune femme s'en rende compte, encore et toujours,
                                                     J'attendais
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Mar 17 Juin - 22:48

Eliza remarqua que son nouveau patient avait adopté le tutoiement avec facilité, comme s'il cherchait à réduire la distance qui pouvait s'installer entre un docteur et son interlocuteur. Soit, si cela pouvait le mettre à l'aise, elle ne s'en offusqua pas. Par contre, elle trouva étrange qu'il rejette une des normes de leur société, une identité constituait une part de l'être qui la portait. S'il prétendait ne pas y accorder d'importance, se considérait-il sans importance vis-à-vis du système ? Ou souhaitait-il seulement s'en détacher ? Les explications suivantes apportèrent leur lot de précision. La non-perception de sentiment ou d'émotions pouvaient conduire sur la voie de la sociopathie, mais ce n'était pas les seuls critères pour diagnostiquer cette pathologie.

- Tu as une singulière façon de voir les choses. Eliza s'était permise d'émettre son point de vue mais sans employer un ton critique. Est-ce que ces sentiments que tu perçois te semble provenir également d'ailleurs ?

A force de vouloir se protéger et contrôler son mental, ce dernier peut très bien avoir décidé de se montrer réceptif aux autres, une sorte d'empathie. Certaines personnes étaient bien plus sensibles aux émotions de leur entourage sans pour autant que cela soit considérer comme une capacité sortant de l'ordinaire. Loin d'elle l'idée de super-pouvoirs. 

- Pourquoi vouloir absolument contrôler ton mental ? Il est censé nous aider dans notre compréhension de notre environnement via nos perceptions et sentiments, alors pourquoi le brider ?

Eliza pensa avoir trouvé ce qui avait conduit ses collègues médecins à le considérer fou. Une vision particulière de la société, un signe de sociopathie et un potentiel trouble le conduisant à un besoin de main mise sur lui-même.

- En tout cas il est tout à fait possible que tes explications aient mené à ce diagnostic. Et tes symptômes peuvent être lié.

Alors qu'elle parlait, la jeune femme se rendit compte que Reddy fixait un point derrière elle. Elle lui demanda ce qu'il regardait et s'inquiéta devant son absence de réponse. Alors elle s'approcha de lui en l'appelant par son prénom et finit par lui secouer l'épaule.

- Reddy, est-ce que ça va ?

Apparemment non. Etait-il victime d'une nouvelle crise ? Eliza était prête à appeler les infirmières s'il ne se ressaisissait pas.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Lun 23 Juin - 21:38

Je me tenais donc immobile devant cette charmante jeune femme, Je ne pouvais plus bouger, mon esprits était plus ou moins brouillé, comme si quelque chose parasitait mes pensées, quelque chose qui m'arrivait du plus profond de mon inconscients, une façade, une carcasse vide d'un sentiment inconnu mais pourtant bien là.

Le mot "Empathie" utilisé précédemment par ma nouvelle amie m'avait quelque peu interpellé. Une empathie extrême permettrait de recevoir les émotions des autres personnes, mais dans mon cas, je sentais bien que ces émotions étaient les miennes, je les reconnaissais sans pour autant les avoir déjà connu, un peu comme si elles revenaient d'un lointain passé depuis longtemps oublié. Il était même pour moi très difficile de décrire précisément ce que je ressentais.

" Plus ou moins, plutôt comme une auto-persuasion mentale qui, je l'accorde, pourrait être assimilée à de l'empathie, je n'aime pas trop ce mot, on subit l'empathie, moi je cherche a pouvoir modeler mon esprit, ma personnalité, le fondement même de mon être. Avoues qu'avec une telle capacité, il peut devenir aisé de ce sortir de n'importe laquelle des situations les plus délicates."

Voila ce que j'aurais répondu, si je pouvais parler, j'espère l'avoir penser assez fort pour que mon interlocutrice l'entende.

Je continuais a penser aux réponses que je pourrait donner, les parasites se faisaient de plus en plus faibles, ils s'atténuaient, je ne pu m’empêcher de penser que la crise allait bientôt passer, mais ce n'était pas encore ça, malgré les ordres que je donnais à mes membres, ils ne tremblaient même pas.

Il faudra que je m'arme de patience. Je me remis à réfléchir sur tout et n'importe quoi lorsque que je fut frappé par une question dont je voulais connaître la réponse: A quoi sert la vie?
J'aimerais bien poser cette question au doux visage devant moi, mais tant que je n'aurais pas repris le contrôle de mon corps, tout me restera impossible, et jusqu'à ce que j'aille mieux,

                                                               J'attendrais.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Lun 30 Juin - 20:30

Voyant qu'il ne réagissait plus, Eliza décida d'appeler les infirmières. Elle ne possédait pas les connaissances médicales adéquates pour gérer cette situation et son nouveau patient ne répondait pas quand elle persistait à lui secouer l'épaule. Et bien entendu, elle ne pouvait deviner les pensées qui traversaient l'esprit de Reddy, elle n'était pas télépathe. Si seulement elle savait ce qui l'attendait, elle penserait peut-être différemment.

- Je vais chercher de l'aide Reddy, je reviens vite, ne t'inquiètes pas.

Eliza se voulait rassurante. Elle savait que les personnes victimes de crises inattendues ou inexplicables étaient sujettes à l'angoisse, comme l'avait démontré l'incident qui avait conduit le jeune homme à l'hôpital. Un environnement calme pouvait les aider à maîtriser leur émotions, mais comme personne ne savait expliquer l'origine de ces crises, Eliza préférait ne pas commettre d'impair en laissant une situation risquée sans contrôle. La psy sortit rapidement de la chambre et interpella une infirmière qui passait dans le couloir.

- Infirmière ! Venez vite, il y a un problème. Il ne bouge plus comme s'il était paralysé.

La jeune femme était inquiète, cela allait de soi. Et son inquiétude transparaissait dans son comportement puisqu'elle mordillait ses doigts. Alors elle laissa le personnel médical s'occuper du problème. Eliza resta à proximité tout en laissant l'espace nécessaire pour la circulation des infirmières.Elle souhaitait être présente si Reddy se sentait perdu à son retour à la réalité.

- Allez Reddy, reviens parmi nous, marmonna-t-elle.

Alors qu'elle observait et prenait son mal en patience, Eliza essayait de comprendre la réaction physique qui avait saisi son patient. Était-ce une conséquence de cette volonté de contrôle qu'il exerçait sur lui-même ? Son corps protestait-il face à cette volonté d'acier ? SI elle parvenait à cerner correctement la personnalité de Reddy, elle pourra certainement l'aider mais pas avant. Et elle n'aimait l'idée d'échec bien qu'en psychologie rien n'était bien défini, chaque cas était particulier. Mais elle allait devoir attendre qu'il reprenne le contrôle de son corps pour pouvoir poursuivre leur discussion. Quoique il serait peut-être plus logique de le laisser se reposer après cette crise. Elle verrait directement avec lui s'il souhaitait ou non poursuivre cette entrevue. DE toute manière, Eliza avait pour habitude de rencontrer plusieurs fois ses patients, un problème ne se réglait pas en un tour de main.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Ven 1 Aoû - 20:58

Les infirmières m'emmenèrent dans une autre salle plus loin dans le couloir aux couleurs épurées, elles me prirent la tension et virent qu'elle était élevée, mais pas trop alarmante, elle comprirent alors que le plus gros de la crise était passé. Elles essayèrent alors de nouer le contact, en me demandant de cligner des yeux selon la réponse que je voulais fournir aux questions fermées qui m'étaient posées:

"Vous allez bien monsieur ?" 
"Vous avez mal?"
"comprenez-vous ce que l'on vous dit?"

Je réussi au bout d'une dizaine de minutes a serrer mon poing, puis mon bras, mais celui-ci ne se mouvait encore que maladroitement dans des mouvements spastiques. Les infirmières me laissèrent seul, au calme, le temps que je retrouve entièrement mes capacités. Ce qui arriva au bout d'une demi-heure, les infirmières me reprirent la tension qui était alors revenue à la normale et me dirent que je pouvais retourner voir le docteur Veloni dans la chambre. Ce que je fit, je traversa le couloir aux couleurs épurées pour la première fois en marchant. Je frappai à la porte, entrai regarda le doux visage qui se tourna vers moi. Je voulais voir la réaction de la doctoresse avant de reprendre place sur le lit, je stagnai alors debout, dans le cadre de la porte,

                                              J'attendais
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Dim 10 Aoû - 14:40

Reddy avait été emmené par les infirmières et Eliza décida de patienter dans la chambre, il était inutile qu'elle dérange le personnel médical en se mettant dans leurs jambes. Une demi-heure plus tard, elle entendit un toquement à la porte avant de voir entrer son patient. Elle sourit en constatant qu'il allait mieux vu qu'il se déplaçait sans aide.

- Reddy, entre. Contente de voir que tu vas mieux. Ne reste pas debout, il vaut mieux que tu t’assieds après ta crise.

Non pas qu'elle veuille le dorloter, mais elle préférait qu'il regagne son lit. Durant son attente, elle avait eu le temps de repenser à leur échange et pour elle, le jeune homme ne présentait pas de symptômes nécessitant un isolement ou un internement immédiat. Certes, il avait une vision particulière de son environnement, une volonté de contrôler tout assez marquante mais son comportement ne présentait actuellement aucun risque. Elle qui était restée debout pendant l'absence du jeune homme, elle regagna la chaise qu'elle avait positionné à proximité du lit pour recréer ce semblant environnement confidentiel et rassurant. Du moins qu'elle espérait rassurant pour ses patients.

- Je pense qu'il serait préférable que tu te reposes et qu'on reprenne notre conversation plus tard. Par contre, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de te maintenir dans cet environnement, dit-elle en désignant la chambre. Par contre, je pense que tu devrais essayer de diminuer un peu ta volonté de contrôle et laisser s'exprimer tes sentiments, car pour contrôler une chose il faut la comprendre. De plus, il n'est pas bon de tout contenir ou annihiler. Et ton corps exprime peut-être sa limite à travers ces crises qui te paralysent. Le mental peut être très puissant mais ne sert à rien si ton physique ne suit pas.

Eliza venait de faire part à Reddy de sa conclusion suite à cette première rencontre. Elle avait déjà vu des personnes s'épuiser physiquement parce qu'elles se raccrochaient à une idée précise. Mais la difficulté était de convaincre ces patients pour qu'ils fassent la démarche de se remettre en cause, c'était le meilleur moyen pour que la thérapie soit efficace. Pour la psychologue, il fallait instaurer le dialogue avec Reddy et elle avait marqué ses premières conclusions sur son dossier.

- Nous ne sommes pas des surhommes Reddy, poursuit-elle. Nous ne possédons pas de pouvoirs particuliers et le hasard et les sentiments font partis de nous, construisant notre être. Mais je peux comprendre qu'on veuille contrôler sa vie.

Elle-même aimait pouvoir agencer son quotidien comme elle l'entendait. Pourtant cela ne lui donnait pas envie de contrôle absolu sur son existence. Elle se tut pour laisser à son patient le temps de comprendre ses propos et de commenter ou d'ajouter de nouveaux éléments.  Mais Eliza gardait à l'esprit qu'il devait se reposer.
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Dim 24 Aoû - 15:35

Après m'être allongé à nouveau sur le lit, je me mis à penser à ce que le doux visage devant moi voulait me faire comprendre, mais je n'arrivais pas à donner sens à ces propos:

Je lui répondis qu' à mes yeux, ne pas se contrôler signifie n'être même pas capable d'influer et de décider entièrement du déroulement de notre propre vie, d'être faible pour ainsi dire. 

Je continuai en luis disant que le but de l'humain était de devenir plus fort, plus malin, plus rapide, l'homme s'améliore lui et son environnement pour finir au sommet de tout, mais les hommes entre eux doivent aussi essayer d'être plus que les autres. Et si ils sont faibles, ils ne seront jamais capable de devenir plus que les autres, et le fondement même de leur existence serait remis en cause. Ils deviendraient inutile. Je ne veux pas de ça!

je pris ensuite une grande inspiration lorsque je me rendis compte que je m'étais emporté.

Après cela, je m'excusai de mon comportement auprès du doux visage devant moi et lui demanda si elle n'était pas d'accord avec ce que je venais de dire. 

En attendant une réponse, je levai un peu le dossier du lit pour être un peu plus droit. 


                                   J'attendais
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Sam 6 Sep - 16:47

Reddy finit par exprimer son désaccord suite aux explications d'Eliza et la jeune femme constata que cela avait tendance à énerver le jeune homme que de devoir laisser ses sentiments sans contrôle. Cette peur de la faiblesse était révélatrice. Pourtant, elle était d'accord avec le fait que les hommes créaient une synergie qui les poussaient à vouloir surpasser les autres. Oui, l'être humain se devait d'avancer, de comprendre, de s'améliorer mais pas au détriment de son humanité. Tel était l'opinion de la psychologue.

- Je te rejoins sur certains points Reddy, mais cette élévation de la condition humaine ne doit pas se faire en bridant ce qui fait de lui un être humain.

Son patient ajusta la hauteur du lit pour se mettre à l'aise. Eliza récupéra ses affaires, considérant qu'elle avait déjà bien assez accaparé Reddy vu son état.

-Il faut te reposer maintenant. Je vais y aller. Bonne soirée Reddy.

Elle sourit au jeune homme avant de se diriger vers la porte. Entre la crise, les traitements médicaux et le sujet de la conversation qui avait tendance à énerver son patient, Eliza préféra le laisser au calme. Persister serait stérile dans le dialogue qu'elle aime instaurer entre ses patients et elle-même. Seul le temps pourrait jouer en sa faveur si Reddy envisageait de reconsidérer son point de vue à la lueur des arguments d'Eliza. Après un dernier coup d’œil à son interlocuteur du moment, Eliza quitta la pièce. Elle remit le dossier médical de Reddy au personnel médical, précisant que le confinement du patient n'était pas le plus indiqué pour sa stabilité et son ouverture au monde.


Dernière édition par Eliza Veloni le Sam 13 Sep - 17:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]   Lun 8 Sep - 20:10

Peu après que le doux visage soit partie, je reçu la visite d'une infirmière qui m'invita a changer de chambre. J'en avais profiter pour demander a signé une décharge pour pouvoir m'en aller, mais elle me répondit qu'il valait mieux que je reste pour la nuit.  

Le soir tomba quelques heures plus tard seulement,
Le plateau repas été déjà finit, et j'avais même une télé, j'était bien dans cette chambre comparé à l'autre, mais la nuit passa sans que je puisse fermer l’œil, impatient de reprendre la route. Mon objectif avait quelque peut changer, je voulais désormais trouver quelqu'un avec qui je partagerais parfaitement mon point de vue.  

Le lendemain, après avoir signer les papiers et récupérer mes effets personnels, je partis de l'hôpital, je ne savais pas où j'allais. Mais j'étais plus déterminé que jamais à trouver ce que je cherchais. Mais je me rendis vite compte que j'étais avant tout perdu en Italie, que je ne parlais pas la langue et que je ne connaissais rien de ce lieu. Je décidai donc de m’asseoir sur la place en face de l’hôpital en cette belle journée.

                          J'étais là, assis sur le sol, adossé contre une fontaine donc la mélodie appaisait

                                                      J'attendais
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Folie à l'italienne [PV Eliza Veloni]

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