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 La solitude est-elle nécéssaire?

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MessageSujet: La solitude est-elle nécéssaire?    Mar 30 Sep - 17:04

Je me promenais dans la forêt, seule, comme toujours. D'aussi loin que je me souvienne, ça avait toujours été comme ça. Les gens me fuyaient, ils avaient peur de moi. Pourtant je n'étais pas si monstrueuse! Je redressai la tête, un faible crissement m'avait averti qu'une petite bestiole s'approchait.

Le froissement des brindilles parsemant le sol venait vers moi. Mon corps tout entier se tendit, je me faufilai dans un amas de fougères et me tassai sur moi-même. Là où je me tenait précisément apparu soudain un énorme rat. Mes muscles se raidirent, prêts à l'action, je ne quittai pas des yeux ma proie. Il s'avança, lentement, méfiant. Je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire carnassier. Il se pétrifia, le museau pointé dans ma direction, ses petits yeux mobiles cherchant l'origine de l'odeur de fauve qu'il sentait. Je bondis, l'attrapais entre mes pattes griffues et passa les quelques instants suivants à me délecter de sentir sa chair chaude remplir mon estomac.

Je me nettoyais les griffes délicatement tout en me demandant encore pourquoi la solitude devait m'accompagner depuis mon enfance? Un chimère. Voilà ce que j'étais. Une fichue chimère, je fixais mes imposantes pattes, malgré elles, j'avais pu dénicher le savoir si essentiel à la survie. Je savais que je n'étais pas née comme ça... Mais de là à comprendre comment j'étais devenue ce que j'étais, il y avait un monde.

Je soupirai. Les gens me fuyaient toujours, pourtant je n'avais pas spécialement envie de leur faire du mal. Je n'étais pas méchante, dans le fond. Je grimaçai, c'était vrai que mon apparence pouvait facilement rebuter n'importe qui. J'avais moi-même des jours où je ne supportais pas de croiser mon reflet dans une mare, mais de là à me laisser toute seule dans une forêt quand j'étais enfant, je trouve ça un peu fort quand même.

J'aurais préféré être un vampire, ou un loup-garou. Eux, au moins peuvent passer pour humains, tandis que moi... Je pense que j'avais une apparence humaine quand ils m'ont adoptée, ma mutation n'est arrivée qu'après. Trop tard pour eus, ils n'ont pas pu annuler le contrat d'adoption, alors ils m'ont abandonnée, comme ça, dans la nature, comme si j'étais une bête sauvage. Merci bien, je ne savais même pas ce qu'était une canne à pêche!

Je n'étais pas si monstrueuse que ça quand même! Bon d'accord, j'avais des ailes, et un corps un peu spécial. D'accord, mes pattes avant faisaient la taille d'une tête d'enfant, mais j'avais pas franchement envie de les manger non plus. Il ne fallait pas abuser! Je soupirai de nouveau.

Un craquement retentit dans le silence de la forêt. Je me redressai en humant l'air. Ce que je trouvais bizarre dans mon apparence, c'était ma tête humaine. Si j'avais eu une tête de lion, ça aurait été moins étrange, mais j'aurais été un griffon plutôt qu'un sphinx. Bon au moins, j'avais un joli visage, mais j'avais les sens des prédateurs, avec une bouche dépourvue de crocs, je trouvais ça d'un ridicule!

Quelque chose approchait, trop gros pour être un rongeur ou un serpent, mais trop petit pour être un cerf. Je me mis sur mes gardes, au cas où.
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Mar 30 Sep - 19:26

La rue était bondé. Des personnes allaient au travail alors que d'autres en revenaient. Le bruit me rendait folle. La foule me rendait folle. Le temps n'avait pas amélioré les choses, pourtant je ne cessais d'y prendre du plaisir. Ce plaisir à savoir que ces êtres humains ne pouvait distinguer le chant du merle dans la forêt d'à côté, et qu'ils ne le pourraient jamais. A moins de devenir comme moi. Mais quel plaisir aurais je si tout le monde me ressemblait ? Le fait serait surtout qu'il n'y aurait plus de nourriture... Embêtant...
     Un rire vint couper le fil de mes pensées. Ma tête se tourna vers la provenance. Une jeune fille au boucles légère et brunes se tenait devant deux garçons leur souriant avec son regard le plus envouteur. Je rageai en moi à savoir que ces deux beaux hommes allaient se tourmenter juste pour cette... Le mot resta coincé. Je ne devais être impoli... Une des deux victimes tourna vers moi son regard... Malgré que la réalité était telle qu'il était humain, je ne pus m'empêcher de penser "mignon". Un sourire provocateur au lèvre, mon instinct animal me projeta au côtés de la fille. Ma main se serra autour de son bras.

"- Lâche moi ! Sale..."

     Ces lèvres se stoppèrent quand elle croisa la sévérité de mon regard.

"-Désolé chérie, moi, on ne me traite pas."

     Avant même qu'elle rétorque quoi que ce soit nous étions au coin d'une ruelle. Elle, sa tête légèrement penchée en arrière moi, mes crocs dans sa chaire imprégné par un affreux parfum. Mais ma gorge ne se lassa pas de ce sang si... frais ! Je sentis que le poids de son corps commençait à peser sur mon bras. Avant qu'elle rende son âme je la lâcha. Elle serait comme neuve d'ici deux bonne heure. Assise contre le mur d'une vielle maison, son regard se perdait sur une poubelle débordante d'ordures. Je m'accroupissais alors devant elle, attrapa son visage fin entre deux de mes doigts.

"-Ecoute chérie. Une (magnifique fabuleuse incroyable) jeune femme t'a attrapé par le bras pour te demander une bonne clope. Tu es ensuite rentrée chez toi car tu avais bobo à ta pauvre petite tête (qui doit pas être vraiment remplie)."

    Me relevant, j'observais mes habits pour faire attention à ce qu'aucune trace de sang ne s'aperçoivent. Toute propre. J'enfouis mes mains doré, chaude de sang dans mes poches. Soudain avant de partit, une idée me revins. En me penchant je rattrapais ce visage qui semblait juste sortir d'un rêve douloureux.

"- Arrête de rendre tout le monde fou amoureux de toi alors que tu ne leur rendra rien en échange. Arrête de briser les cœurs... Bonne soirée chérie"

     Le chant du merle retentit dans le sombre espace boisé qui se tenait devant moi. Mon audition s'étendit un peu plus loin. Pas un chat n'était dans les environs, tout le monde était là où il devait être. Dans un élan, je couru en direction de la forêt. Si un enfant aurait joué dans le jardin des maison il aurait simplement vu une ombre passée.

     La forêt était calme. Son odeur ravivait mon excitation. Puis un bruit. Un petit cri d'un gibier puant quelconque. Serait-ce un autre vampire ? Un vampire assez débile pour se nourrir d'écureuil alors qu'il avait les humains à dispositions? Heureuse de trouver enfin quelqu'un avec qui m'amusait je me précipitait entre les grands arbres, géant de notre monde pour arrivé à destination. Deux yeux bestiaux me détaillait.

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Ven 3 Oct - 8:33

HRP:
 

Maîtresse de la forêt, elle ne se préoccupait pas de ce qui pouvait la nuire. Elle se métamorphosait en ce que bon lui semblait, et ça lui plaisait. La jeune femme à la chevelure blonde et bouclée si longue qu'elle semblait pouvoir toucher le sol traversait les arbres avec une lenteur presque ennuyeuse pour toute personne, ou créature, la regardant faire. En réalité, elle surveillait les environs, tel un Prince cerf étudierait le moindre mouvement au travers de ses sabots. Quelque chose venait de se passer, quelque chose d'horrible à ses yeux. Elle l'entendait pleurer, elle le sentait souffrir. Le faon venait de lâcher son dernier soupir. 

Diaval, mon magnifique corbeau, dis moi ce que tu as vu. 

Dit-elle d'une vois claire et scintillante qui ne correspondait pas à son physique diabolique. Parce qu'à ses cornes immenses et à sa robe plus noire qu'une nuit sans lune cachant deux ailes démesurées, on ne s'attendait pas à cet air angélique dès qu'elle ouvrait la bouche. D'un geste, elle mutait le corbeau aux plumes brillantes en un magnifique jeune homme. Il lui murmurait alors quelques mots à l'oreille, et elle fermait les yeux pour apprécier le souffle de son serviteur au creux de sa nuque. 

L'enfant monstre se doute de quelque chose dis-tu ? Et en plus un de ces infectes vampires s'approche de notre territoire ? Un rire maléfique retentit, faisant voler tous les merles de la forêt. Trouvons qui a tué le faon, et occupons nous de ce vampire. Je l'attends de pied ferme. Toi, vas protéger l'enfant monstre, mon tendre oiseau.

D'un geste fluide de sa main aux ongles limés tels des griffes, elle rendit au grand corbeau son apparence, et elle n'attendit pas longtemps avant que la créature des ténèbres surgisse à quelques broussailles d'elle. Masquée par les branchages, le vampire ne pouvait distinguer que ses yeux verts luisant dans l'ombre comme deux émeraudes finement taillées. D'un autre geste, elle poussa délicatement les branches et s'approcha d'elle. Comparée au vampire, Katharina, fée protectrice de la forêt, était beaucoup plus grande, et c'était sans compter la hauteur de ses deux cornes. L'oiseau s'envola en direction de l'autre créature, et la fée toisait le vampire.

Voilà qu'en cette nuit perturbée, un vampire s'introduit sur mes terres... Quelques secondes passèrent, elle penchait la tête sur le côté comme si elle était en pleine réflexion. Qu'elle idée suicidaire t'a donc menée ici, créature maudite ?
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Ven 3 Oct - 20:32

La grande maîtresse de la forêt se tenait devant moi, imposante de toute sa hauteur. Sa beauté était étincelante comme une fleur de lotus qui sort de la plante et découvre la lumière du jour sous le regard de vie sans importances. J'eus un sourire provocateur. Cela n'était qu'une simple petite insulte que j'avais connu auparavant. Si elle croyait que ça allait m'affecter elle se trompait.

"-Maudite ? Sa majesté de la forêt voudrait elle se tournait vers l'humour des humains ? Je suis désolé ma chère mais si nous parlions de créatures maudites vous seriez bien mal placé avec vos cornes...Enfin je dis ça je dis rien..."

    Je n'attendais pas un accueil chaleureux, loin de la. Mais en tant que créature elle aussi elle devrait surveiller ses messages tout à fait agréables de bienvenue...

"-Mais je dis quand même..."

     La reine de cette douce forêt avait du en voir des vampires. Mais elle ignorait tout de moi. Elle ne pouvait me juger avant même de me connaître. Elle ne pouvait avoir ce sentiment humain si mauvais. En réalité je n'haïssais pas les humains mais je les trouvais moindre. Ils détruisaient leur propres vies. Même si quelque uns sortait du lot.
     Les traits du visage de la femme semblait doux mais à la fois si sévères, son regard chaud mais si froid. Elle avait les caractéristiques du déesse romaine. Ses cheveux blonds étaient bien longs. Je pensais sérieusement que cela me gênerait de les avoir ainsi. J'étais surtout une vampire qui avait besoin de bouger, de vivre... Donc si on veut habile il faut savoir faire des sacrifices comme ne pas avoir de cheveux magnifiquement longs. Je ne les avais pas courts non plus juste mi-longs. Mon regard s'était durcis prêt a affronter les remarques de la belle dame.

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Dim 5 Oct - 17:39

Le bruit recommença dans les branchages, mais ça venait de la cime des arbres. Je me tendis, prête à bondir. Un corbeau surgit soudain entre les feuilles, vif et moqueur, et énorme. Un corbeau, un fichu corbeau mutant qui venait m'embêter. Dire que je croyais qu'il y allait avoir de l'animation, je ne savais pas moi, un être bizarre qui serait venu me cherche des noises ! Plutôt que cette saleté de volatile intouchable qui me tournait autour pour mieux me narguer. Je grondais sourdement pour le faire s'en aller, d'habitude, ça fonctionnait avec ce genre de bestiole. Celui-ci croassa moqueusement.


Un frisson de colère me parcourut le corps, je rugis méchamment à son encontre. Il ne fit que voler plus haut tout en tournant en rond au dessus de moi. Je ne le quittai pas des yeux, sa présence et son attitude me donnant une forte envie de voir son sang couler entre mes griffes. Mon ventre se crispait, ma bouche s'emplissait de salive. Ce corbeau était sur mon prochain menu, c'était décidé. Je m'assis, tranquille et continuait de l'observer. Un chasseur intelligent reste patient.


Petit à petit ma respiration se calma, ma colère s'apaisa, mon souffle se fit presque imperceptible, je ne lâchai pas ma proie des yeux. Un coup de vent fit bruisser les arbres autour de moi, le corbeau frissonna et se posa sur une branche inaccessible pour moi. Je me figeai soudain et pris une grande inspiration. Une odeur bizarre m'avait été apportée par la brise. Je tournai la tête un bref instant et ne vit rien, je me re-concentrai donc sur le corbeau. Qui avait disparu. Je grognai de frustration.


Pour la peine, je décidai d'aller découvrir ce qui dégageai une telle odeur. J'avais à peine fait dix pas que je trouvai le corbeau sur mon chemin en train de me dévisager. Je détestais ces créatures, et plus encore celui-ci, c'était définitif. Je fis un pas et il s'envola pour venir me fouetter le visage de ses ailes. Mes pattes avant le frôlèrent quand j'essayais de l'attraper mais il s'éloigna en croassant comme un fou.


Je m'élançai dans la direction qu'il essayait de me bloquer alors qu'il continuait de m'attaquer. Je ne savais pas ce qu'il voulait me cacher mais j'allais le découvrir. Je me figeai dans mon élan en voyant deux silhouettes au loin. Brusquement, je me tapis dans les buissons et attendis, discrète et attentive.


Dire que je me trouvais monstrueuse... La grande dame aux cheveux blonds qui se tenait là me paraissait tout aussi... affreuse. Elle avait des cornes ! Des fichues cornes de béliers ! Elle n'était pas moche mais ses protubérances la rendait trop étrange. Et ce n'était pas comme si je n'avais pas l'habitude de l'étrangeté, après tout, j'étais un sphinx. Et puis l'autre, elle paraissait tellement normale... Mais son odeur était tellement anormale. Je frissonnai, celle-là, elle sentait le sang frais. Et pas le sang de biche. Je grimaçai.


Le corbeau se mit à croasser avec force en m'attaquant avec des plongeons rapides suivis de remontées. Il se croyait toujours inatteignable, à croire qu'il ne voyait pas mes ailes. Tout à l'heure, je n'avais pas la place de les déployer, mais là... Je grondais en m'élançant dans les airs et je réussis à lui envoyer un coup de patte qui le fit tomber au sol, juste à côté de la dame à cornes.
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Mer 15 Oct - 21:22

Hors RP:
 

Il n'y eut que quelques secondes entre le moment où l'oiseau quelque peu amoché touchait le sol, et le moment où la fée se ruait au dessus de lui afin de jauger son état. D'une main tremblante, les yeux allant de droite à gauche d'un tic affolé, elle caressait son plumage - pourtant encore si beau avec ses reflets bleutés - abîmé par la créature qu'elle avait protégé depuis tant d'années. Sa robe étalée autour d'elle, recouvrant ses propres gigantesques ailes, lui donnait à elle aussi des aires de corbeaux. Elle était une fée bien étrange, enfermée dans la noirceur de ses ténèbres, mais avec un coeur aussi pur et dur que le diamant. Seulement, il y avait Diaval. C'était certainement la seule brèche pour accéder directement à son sentiment le plus vivace, la haine.

D'un geste toujours aussi lent, d'une infime délicatesse, elle prit l'oiseau dans ses mains et le serrait contre sa poitrine. Si elle avait pu pleurer, certainement que deux rivières de larmes rougeoyantes couleraient le long de ses joues si pâles. Son seul compagnon, son seul ami. Son serviteur le plus fidèle. Il venait d'être battu, d'être mit à terre par la seule créature que Katharina n'ait jamais protégé après Diaval. Par la seule personne en qui elle misait tous ses espoirs d'un monde meilleur. Finalement, elle s'était trompée. Non, le monstre l'avait trompé. Et le vampire allait certainement profiter de cet aparté pour lui planter un couteau dans le dos.

La fée noire levait rapidement son regard désormais aussi rouge et sombre qu'un rubis massif vers la chimère. La seule chose qu'il exprimait en cet instant, c'était du dégoût, de la souffrance, et surtout la déception. Ses deux bras tenant Diaval correctement, elle s'aidait de ses ailes pour se relever, sans jamais la quitter des yeux, gardant ses sens en éveil pour guetter le moindre mouvement du vampire. S'il pouvait sembler qu'il ne se passa que quelques minutes, en réalité, le temps se comptait à présent en secondes. Une grimace haineuse, vers la jeune fille moitié animal, puis un coup d'oeil en arrière. La flore autour d'elle se fanait à mesure qu'elle se déplaçait tant son aura était sombre. Personne ne devait toucher à son esclave, à son serviteur. Personne.

Sachez que maintenant, votre sort de dépend plus de moi. Sa voix semblait venir de la forêt toute entière alors qu'elle s'envolait avec force, fouettant l'air de ses immenses ailes. Elle n'avait même pas besoin d'ouvrir la bouche pour que l'on puisse entendre le son de sa voix. Mais de la forêt elle-même. Je ne protégerai plus aucune créature, qui qu'elle soit. Son regard flamboyant se dirigeait vers la chimère. Et si les monstres qui hantent ces lieux décident de faire de vous votre repas, alors qu'il en soit ainsi. Alors qu'elle était perchée là haut dans le ciel, une aura verdâtre s'échappait d'elle. Chaque arbre, sera un rasoir pour vous. L'air sera un poison. Ainsi est votre malédiction pour avoir blessé Diaval. Et aucun pouvoir ne saura la retenir.

D'autres battements d'ailes, et elle fuyait vers son repaire. Vers les ruines d'un château qui, à une époque incertaine presque plus contée dans les livres, resplendissait de son marbre et de ses lumières éclatantes. Afin de se protéger de tout, elle fit monter un mur d'épines tout autour, des épines qui trancheraient la peau de quiconque essaierait de le traverser. Diaval, mon pauvre oiseau, mon pauvre corbeau, tiens bon... Implorait-elle en silence, martelant les pavés de son antre à chacun de ses pas.
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Dim 26 Oct - 18:44

Hors Rp:
 


Le corbeau n'avait pas eu l'air d'apprécier le coup de patte du petit monstre. Que personne ne s'exclame et me traite de raciste ou je ne sais quoi. "Petit monstre" est affectif. Il n'était pas comme tout les autres mais dans son regard on semblait apercevoir une âme comme chaque être sur cette Terre. Celle-ci devait être pure. Ses yeux brillaient d'une malice enfantine. Tendant l'oreille au parole de la fée-sorcière, je m'aperçus qu'elle n'avais pas non plus apprécier ce geste. Mais l'oiseau ne l'avait il pas légèrement cherché ?... Elle sortit tout un blabla digne d'une maîtresse de la forêt qui s'ennui profondément dans son royaume. Le vent se leva sous la force de ses grandes ailes. Pourquoi les vampires n'avaient pas d'ailes, eux ? Discrimination !... Je m'en plaindrais... A qui ? Bon eh bien alors finalement je resterai sans...


L'enfant-monstre semblait soucieux, les menaces de la grande dame avaient peut être fait effet sur lui... Ou sur elle ? Je ressentais comme une présence féminine, un petit cœur, chaud de sang battait si fort mais il était si doux à la fois. Je me pris soudain d'une compatissance pour cet être. Moi ? Etre compatissante ? Oui, messieurs, dames, j'ai un cœur. Il a beau être bien différent du votre, j'en ai un.


Je remarquai que ces deux petites lumières qui permettaient à tout être de voir dans quel monde il vivait était encore fixaient sur l'endroit où les grandes ailes s'étaient échappées.

"-Fais pas attention à elle... Ce ne sont que des menaces..."

Je ne voulais pas qu'il sente l'être que j'étais et prenne peur pour s'enfuir loin d'ici. Me passants une main dans mes cheveux bouclés, j'espérais bien fort que ce ne seraient que des menaces. Dans un espoir d'échange,  mes lèvres s'étirèrent et un sourire chaleureux apparut. Moi, chaleureuse ? On en apprend de soi tous les jours...


"-Samy. Mais tu peux m'appeler Samy."


Bah quoi, on ne change pas non plus quelqu'un du tout au tout...

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Jeu 30 Oct - 11:26

J'écarquillai les yeux au fur et à mesure de la réplique de la créature cornue. Je n'osai rien répliquer et encore moins demander. J'étais protégée ? Par elle ? N'importe quoi ! Je les avais jamais vu jusqu'à aujourd'hui. Et puis c'était la faute du corbeau si je m'étais énervée contre lui. Je me laissai redescendre au sol progressivement au moment où l'espèce de truc ramassait le corbeau et s'enfuyait. Je la fixai avec une grande incompréhension. J'avais juste donné un coup de patte à un sale corbeau moqueur ! Merde alors, c'était quoi ces bêtises qu'elle me racontait. Elle m'avait maudite en plus ? Pour un simple corbeau, si c'était pas du foutage de gueule, comme si je n'étais pas déjà assez maudite comme ça, il fallait qu'elle en rajoute cette...cette truc.


Je me retournai brusquement et grognai automatiquement en entendant une voix venant de derrière moi. Avec tout ça j'avais oublié l'autre créature qui se tenait là, celle qui avait presque l'air humaine. Je jetai un coup d’œil derrière moi. Des menaces... Oui, peut-être seulement. Sauf qu'elle ne devait pas sentir combien l'atmosphère de la forêt venait de changer. C'était comme si l'air s'était alourdi. Je pris une grande inspiration et frissonnai.


La créature sourit, j'entre-aperçus des crocs fins entre ses lèvres et je plissai les yeux, méfiante. Je reniflai vers elle, elle sentait bien le sang, et ce n'était pas rassurant. J'avais l'impression d'être entourée de mort depuis tout à l'heure. Qu'elle sensation génialement horrible !


Pourtant elle se présenta, comme si de rien n'était. Je m'assis et l'observai en penchant la tête. Samy...


« C'est ce que tu es ou qui tu es ? » demandai-je. « Moi, c'est Elya » Je souris en coin. « Et tu peux m'appeler Elya. »
Je repris un visage impassible. Cette créature m'intriguait, je n'en avais jamais croisé dans la forêt et puis si m'intéresser à elle pouvait me faire oublier le poids des regards hostiles qui m'environnaient, alors autant m'intéresser à elle. Je mourrais un tout petit peu moins bête.


« Pourquoi es-tu là ? »demandai-je, la voix grondante malgré moi.
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Sam 1 Nov - 21:01

Comme la chimère l'avait ressentit, la pression de l'air dans la forêt se faisait plus pressante, plus lourde. Petit à petit, au fur et à mesure que leur discussion avançait, il se chargeait en poison qui allait les décomposer petit à petit. Il fallait que les deux créatures sortent de la forêt si elles voulaient rester vivantes. Mais à priori, seule Elya pouvait sentir ce changement de par sa nature animale. La vampire elle n'avait aucune idée de drame qui se préparait dans les bois. Le poison allait entrer dans leur organisme, pour détériorer lentement leur organisme, pourrir leurs poumons, jusqu'à finalement atteindre le système cérébral et les paralysée, jusqu'à une mort lente et terriblement douloureuse.

Mais alors que les deux jeunes filles ne pensaient même pas à fuir, alors qu'elle n'échangeaient encore que quelques gentillesses, le sol se mit à trembler. D'abord, ça commençait loin d'elles, ça partait du château de la Fée protectrice de la forêt. Puis ça s'approchait, comme un grondement, comme un tremblement de terre de plus en plus fort. Mais ce n'était pas une simple collision ou un petit mouvement de plaques. D'un coup, de longues et gigantesques lianes d'épine sortirent de terre, les enfermant dans la petite clairière. Les épines, comme des lames de rasoir, formaient un dôme autour d'elles. En ce sens, il était impossible pour les deux jeune filles de s'échapper du mauvais sort... A moins que...

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Dim 2 Nov - 14:36

Je me préparais à répondre à cette question, quelque peu accusatrice. Elle n'avait pas confiance en moi. Je le comprenais. Qui aurait confiance en un être aux sens développés, qui à pour nourriture le sang ? Qui aurait confiance en un vivant qui quand il a faim, de longues cernes se dessinent sur son visage d'ange sorti de l'enfer et dont deux dents s'allongent pour se planter dans la chaire tendre d'où coule un sang si délicat ? Qui aurait confiance en un monstre ? Je fus sortie de mes questions, par un grondement, mon regard accusateur se dirigea vers l'enfant-monstre. Etais-ce son ventre ? N'avait-elle pas manger depuis longtemps ? Mon humeur généreuse s'envola. Rien a voir avec elle, Elya n'y était pour rien. Elle aussi avait ressentit quelque chose. La terre.

"Merde !..." Je m'apprêtais à me lancer loin d'ici, mais je fis marche arrière, regardant les yeux animales du petit monstre. "Viens, il ne faut pas traîner", puis j'ajoutai dans ma barbe, enfin façon de parler, "Ce n'était peut être pas que des menaces".

     Je serrai les dents. Je n'eus pas le temps de savoir si Elya était prête à nous suivre : La terre se craquela et il en sorti d'immenses plantes aux épines, je dirai pas très amicales. Elles nous entourèrent : impossible de s'enfuir. Mais impossible n'est pas français dit-on...  Bon, on n'a beau ne pas parler forcément français il doit bien y avoir une issue ! Elya semblait désarçonnée et je m'en sentais un peu coupable. Les menaces avaient été réalisées... Une rage saisit mon corps tout entier, et je me précipitai sur l'encerclement des branchages. Ma douleur fut effroyable, j'étais déchirée. On aurait dit un bout de papier sur lequel on s'était énervé avec des ciseaux. Je tombai à terre comme un vieux chiffon. Un sourire malveillant éclaire mon visage. On ne vainc pas Samy comme cela ! Je détendis mon corps et la cicatrisation ne tarda pas. Au moins le sang de la peste que j'avais bu tout à l'heure aurait servis à quelque chose.

"Va falloir user de plus de méchanceté pour m'achever."

     J'avais sortis ça comme ça comme ci la grande dame pouvait encore m'entendre. Dans ma colère j'en avais oublié Elya. Mon regard se tournait vers elle qui n'avait pas bougée, enfin je crois. Ses yeux reflétait quelque chose mais... Ces yeux animales ! Que fait un animale pour survivre ? Il tue pour se nourrir, loi de la nature. Ou il tue pour se sauver d'un danger. Ma pensée dériva vers mes humains. Ils avaient bien tués une partie de nous, il y a quelques siècles de cela. Il avaient utilisé le chêne, mais aussi le feu. Le feu. Evidemment je n'en avais pas sous la main. A moins que...

"Ecoute j'ai peut être une idée... Mais... Serais tu faire du feu ou je ne sais pas quoi mais avoir du feu ?"

     Si, elle ne savait pas, nous étions plutôt mal barrés... Notre survie était comme entre ses pattes...

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Ven 7 Nov - 19:56

Le sol trembla, l'air devint de plus en plus lourd et je me sentais paniquer intérieurement. Mon instinct me hurlait de m'enfuir aussi loin que possible et le fait que ces événements avaient permis à ma vis à vis de ne pas répondre à ma question sur sa nature et sur la raison de sa présence ici, j'étais encore moins à l'aise.

La femme -appelons la comme ça en attendant d'en savoir plus- semblait pourtant vouloir vraiment m'aider. Ne serait-ce parce qu'elle pensa à m'inciter à bouger alors même qu'elle allait s'enfuir. Elle se souciait un peu de moi, elle ne devait pas être si méchante que ça. Et je frissonnai malgré moi quand elle parla des menaces qui étaient peut-être réelles.

Et bien sûr, au moment où elle disait ça, des épines sortirent de terre et nous encerclèrent. Je levai les yeux, dans l'espoir de pouvoir m'envoler. Impossible, un vrai dôme nous entourait. L'air devint encore plus pesant s'il était possible et je sentais comme un fin fumet qui émanait des plantes et qui était loin d'être rassurant. La femme se jeta sur les épines comme si de rien n'était. J'étais abasourdie. Elle retomba pleine de griffure, je fis un pas vers elle automatiquement, j'eus peur qu'elle ne soient vraiment trop amochée, ou que les plantes soient empoisonnées.

Elle souriait, mais pas gentiment. Je sentis une peur instinctive monter en moi. Totalement acculée, la peur se mélangeait lentement mais sûrement à la colère. Elle la réplique pour le moins étrange de la femme ne réussit pas à me sortir de mon état, bien au contraire. C'est alors que je compris ce que mes yeux voyaient depuis tout à l'heure, son sang ne coulait plus, ses blessures n'étaient plus.

« Mais qui es-tu vraiment nom d'un pilori ! » m'exclamai-je. « Tu crois sérieusement que tu vas réussir à forcer ces ronces comme ça ? »

Elle se tourna vers moi. Son idée n'était pas mauvaise, mais malheureusement, je n'étais pas un dragon. En revanche, je savais comment faire. « Je ne crache pas de feu désolé. » Je haussai un sourcil et parcourait fébrilement le sol du regard. Il me fallait deux bout de bois assez gros mais pas trop...

« Là ! » m'écriai-je. Je commençai un peu à paniquer en réalité. J'étais de plus en plus mal à l'aise. Je pris le plus gros bâton et le posait à l'horizontale. « Il faut frotter ce bâton... » je lui désignai le petit que j'avais récupéré. « … sur celui-ci... » je lui désignai l'autre. « … rapidement. Sauf que je n'ai jamais réussi à en faire en moins d'une demi-heure et je sens qu'on a pas une demi-heure. C'est de la friction simple qui produira de la chaleur, il faut aussi mettre des feuilles ou des épines sèches sur le gros bâton autour de l'endroit où tu frottes. Je te montre. Tu sembles avoir de la rapidité, contrairement à moi, je t'ai à peine vu bouger tout à l'heure. Donc on essaie comme ça. »

Je ramassai quelques feuilles sèches et les étalaient sur le bout de bois. Je saisis ensuite entre mes deux pattes la petite branche et la fit rouler par un mouvement de va et vient à la perpendiculaire du premier morceau. Techniquement, ça devait fonctionner. Techniquement. Je relevai les yeux et lui tendit le bâton. « A toi de jouer ! »
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Lun 17 Nov - 18:14

Malgré ma peau qui s'était reformée comme neuve, je sentais encore le petite pointe des épines. Simplement une hallucination de paranoïa, mais de légères sensation piquantes me parcouraient le corps, tels des insectes, que les humains surnomme "moustiques". Dans un sens c'était peut être un de mes cousins, bah quoi, ils se nourrissent bien de sang. Et puis les femelles sont les plus dangereuses... Ah non enfaite ça c'est dans toutes les espèces. Ma coéquipière de malheur s'était attelée à essayer de m'expliquer comment allumer un feu. Bon, il faut avouer que j'avais cru qu'elle pourrait cracher du feu, de plus cela aurait tellement était plus simple. J'essayai de me concentrer sur ses explications, mais mes tempes battaient trop forts. Le sang de la fille ne me suffirait jamais... Il n'était pas assez pure, pas assez nourrissant... Saleté magicienne de mes f***** de la foret ! Mais ce qui était le plus étrange dans tout cela c'est que pour la première fois je m'inquiétais pour quelque chose, pour quelqu'un... Mon regard s'arrêta sur ce visage enfantin sous l'effort d'une concentration extrême. Je pensais avoir pigé le truc. Tu fais tourner le bâton dans tes mains, celui ci frotte sur les plus imposants et les feuilles permettent la réaction chimique. Au moins mes cours de lycée m'auront servis a quelque chose...
   La tête me tournait légèrement. Dès qu'elle eu finit sa démonstration, je me précipitais sur les matériaux. Vite. On n'avait plus de temps. Je ne savais pas si c'était moi mais les branchages épineux semblait se rapprocher de nous, et personnellement je n'avait pas une réelle envie de finir percée par de jolies petites épines. Je n'avais pas envie d'offrir mon sang à cette sorcière tout court. Mes doigts saisirent le bois sans hésitations et commencèrent la friction. Je me concentrait sur la couleur des feuilles pour ne pas laisser s'arrêter mes muscles qui réclamaient du sang. Ma tête se tourna, je cherchai le regard du petit monstre. Ses yeux brillaient. Avait elle peur ? Ma mâchoire se contractait pour ne pas laisser voir ma douleur, des point noirs apparurent dans les ses yeux. Bien vite, je compris que c'était ma vision qui se floutait. Je lui devais des réponses.

"- Désolé de ne pas t'avoir répondu avant mais comme tu l'as vu on est plutôt pas mal occupé... En fait Samy c'est mon nom et je suis... un vampire... Tu sais ces monstres qui viennent boire le sang des jeunes filles à la peau pale et aux cheveu bruns, ce sang si... Je divaguais. Bref je suis ça mais au féminin."

   J'entendis un grésillement. Je sentis la cendre. Du feu. Ma peau aussi le sentis. Alarmée par la chaleur qui n'allait pas tarder à se rependre, je tendis le bout de bois au petit monstre.

"-... Les vampires ne supportent pas le feu... S'il te plait prend le et essaye d'enflammer une branche, si ça marche essaye de le refaire..."

   Je parlais comme si je n'allais pas être là pour l'aider, je ne savais pourquoi, je me levai dans l'espérance de l'accompagner, voire si les branchages appréciaient tout comme les vampires la chaleur, mais j'en avais demandé trop à mon corps. Je ne lui avais pas donné assez de sang. Je ne m'étais pas préparé à cela. Mes jambes se plièrent, ma vision.....

Le Noir. Le Néant.

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Mar 23 Déc - 20:46

Je la regardais faire avec attention, elle avait bien pigé le truc, je sentis un très très léger poids s'enlever de ma poitrine. Mais je sentais la mort se rapprocher, et cette pression, et les ronces qui nous entouraient. Je commençai à paniquer et les mouvement par trop rapides de la femme ne m'aidaient pas à me sentir en sécurité. Je voyais juste du flou, et un minuscule point rouge à la base du bois.

Elle parlait à toute vitesse. Et ce fut bien à cause des ronces que je ne m'éloignai pas d'elle quand j'appris qu'elle était un vampire et qu'elle partit dans des divagations sur le sang. Je déglutit. Mais en même temps elle ne m'avait pas laisser entendre une seule seconde qu'elle pouvait être un danger pour moi. Je pris sur moi de ne rien montrer et de passer outre ma peur instinctive de ce qu'elle «était pour me concentrer sur la personne et le fait que c'était mon seul soutien en milieu de ces fichues ronces et de cette ambiance pesante.

Une étincelle, les feuilles qui rougissent. Je me jetai sur d'autres bout de bois et les rassemblaient autour de la minuscule flamme tandis qu'elle s’éloignait du feu qu'elle avait créé.

« Merci Samy ! » M'exclamai-je avec un regain d'espoir jusqu'à ce que je la vis tituber et retomber sur le sol. Je fronçai les sourcils. « Me lâche pas maintenant ! » Je le sentais très mal.

Je pris les branches qui avaient commencé à brûler et les jetai sur les ronces. Elle les brûlèrent un peu au passage mais s'éteignirent bien vite. Je poussais le feu qui flambait déjà bien, étonnement, vers la base des ronces qui se rapprochaient, en essayant de ne pas me faire griffer. « Brûlez, brûlez, brûlez, brûlez... » marmonnai-je. « Tiens le coup ! » criai-je à ma compagne de galère. Ma ppatte effleura les braises tandis que je jetai dans le feu d'autres bois que je ramassais du mieux que je pouvais autour de l'espace de plus en plus étriqué qui m'environnait.

Je regardai la vampire. Elle avait perdu connaissance. Je me sentais complètement désespérée. Je suffoquais à cause de la fumée qui envahissaient l'air, le feu brûlait vraiment trop bien. Cette odeur, cette sensation que j'avais depuis tout à l'heure, peut-être un gaz, un truc pas super gentil qui agissait sur nous. Et sur le feu. Faites que je n'ai pas déclaré un incendie...
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Jeu 15 Jan - 23:14

La fumée était ce qui m'avait averti de leur présence. Je n'étais pas forcément un héro, ou même un sauveur. Et ce n'était pas dans ma nature de me diriger vers les gens qui auraient eu besoin de moi. Tout au contraire, j'avais toujours été un homme imbu de lui-même et autant égocentrique que misogyne. Mais pour cette fois, mes pattes me portèrent seules vers la fumée de plus en plus dense qui dépassait d'un coin de la forêt. Etait-ce peut-être un acte inconscient à la recherche de la rédemption ?, de la folie qui me bloquait dans ce corps hideux et effrayant. Qu'importais. Je me laissais donc porter par mon corps vers ce fouillis de ronces acérées.

Heureusement ou pas, mon corps à la dense fourrure marron, était recouvert une épaisse peau semblable au cuir d'un gros animal. Les ronces avaient donc du mal à la percer, et je pouvais ainsi me frayer un chemin plus ou moins praticable. Finalement, je pus apercevoir deux créatures, ou deux personne, la fumée m'empêchait de voir correctement la scène qui se déroulait là. Quelques instants plus tard, je pu entrer dans la clairière, m'accroupissant pour pouvoir respirer et voir correctement. Le tout, pour moi, était d'espérer que les deux créature n'allaient pas prendre peur en voyant mon ombre gigantesque apparaître soudainement non loin d'elles. Parce que, même accroupit, le monstre que j'était mesurait plus d'un mètre cinquante - ceci sans compter les deux cornes qui dépassaient de ma tête.

Une lumière rouge teintait la fumée dense au fur et à mesure que j'approchait. Soudain, une de mes pattes heurtèrent quelque chose. C'était une jeune femme. Ou du moins, quelque chose qui y ressemblait. Elle avait l'air d'une beauté remarquable, et en même temps, même assommée, elle dégageait quelque chose de bien plus dangereux qu'une humaine. Et j'avais l'habitude d'en fréquenter, des humaines, alors que mon corps n'était encore que celui d'un homme banalement canon. Il me semblait bien qu'elle pouvait être en mauvaise posture, et quel homme - ou quelle bestiole du moins - est-ce que j'étais pour laisser une si belle femme se laisser consumer par le feu qui menaçait de plus en plus.

Pardonnez moi. Je ne sais pas si vous m'entendez, mais je vais vous portez en lieu sûr. Lui dit-il de sa voix grave et rocailleuse, tout en la prenant sur son épaule pour la porter loin de là.


Hors RP:
 

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Sam 31 Jan - 14:29

La brume s'évapora, et mes yeux purent alors admirer le fabuleux champs de blé qui dansaient au son du vent doux. Puis un voile blanc apparut au loin. Je n'eus point le temps d'actionner mes muscles jambiers, ils étaient déjà en marche. Je ne voulais perdre de vue le voile. Je me mis à courir, pas d'une allure à faire un marathon olympique, juste celle d'un footing matinale. Mes doigts se tendirent dans le vide, ils voulaient être les premiers à toucher la matière volante. Mes pieds soulevait la terre mouillée. Dans ma course je ne comprit pas tout de suite que le paysage avait change, mais quand je trébuchai sur une sorte de gros caille, que mes genoux touchèrent la boue, je ne vis plus de blé penchés par le souffle léger. Je voulus me relever pour voir où je me trouvais. Impossible. Mes articulation ne pouvais plus me soulever. Une odeur de brûlée vin attirer mon regard derrière moi. Le champs de blé était parti en fumer. La forêt qui l'entourait, avait perdu ses belles feuilles orangers de l'automne. Dans une panique, je mis toute ma force en mes muscles, qui portèrent mon corps un instant. Un seul instant. Ce dernier retomba de tout son long dans la terre. Désespérée, je regardai en l'air : le ciel avait perdu toute teinte bleutée, un esprit obscur l'avait remplacé. En face de moi, une silhouette rougeâtre dansait. Je tendais mon bras pour lui demander de l'aide. Plus loin, encore, un peu... Aaaah... Je compris à la brulure qui ornait mon bras que je ne pouvait me faire aider, par cette silhouette car elle était la cause de cet odeur âcre. Le  feu. Il s'approchait de moi. Près, si près, trop près... ET me susurra avant de me dévorer de ses canine enflammées :

"Pardonnez moi. Je ne sais pas si vous m'entendez, mais je vais vous portez en lieu sûr."

La douleur fut elle que je me mis à crier, même si je savais que c'était la fin, personne ne m'entendrait.

Mes yeux étaient grands ouverts, mais ne voyaient rien. Enfin si ils voyaient mais sans voir. Je tremblais. Si je tremblais... C'est que je vivais. Mes doigts frôlèrent mon bras : aucune brulure. Une perle de sueur glissa le long de mon échine. Mon corps était posé sur un quelque chose de doux, comme du coton. Un martelât ?
Je vivais. Mon regard se reporta au plafond. Rien. Puis à droit et à g...
Deux yeux me regardait. Ils étaient magnifiques. Pleins d'émotions mélangées. Mais à qui appartenaient ils ? Une tête de bête apparut dans mon champs de visions. Les yeux lui appartenaient. Je pris conscience de mon hôte, je pris alors à nouveau peur.

"Je... Qui ? Attendez... Je..."

Je n'arrivais pas à reprendre mes esprits. Ou étais je ? Qui étais ce ? Que c'était il passé ?
Puis des images me revinrent. Le sang. Le manque. La soif. Le feu. Les ronces. La grande dame. Le corbeau. Le petit monstre...

"Le petit monstre ! Pardonnez moi... de vous avoir importunez. Je ne sais pas si vous êtes mon sauveur, mais, n'auriez-vous pas vu un petit monstre avec moi ? Dîtes moi oui... S'il vous plaît.."

Je me rendais compte que mes yeux n'étaient plus secs, et une larme de vampire perla sur ma joue.



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Lun 13 Avr - 16:41

Je me sentais faillir, je savais que je n'allais pas tenir plus longtemps coincée ici. J'avais une conscience aiguë de mes poumons en feu, du buisson de ronces autour de moi, des flammes qui couraient sur elles sans les affaiblir assez pour que je passe, de ma camarade évanouie près de moi. Nous étions prises au piège, et ça me mettait les nerfs en pelote. Je n'avais pourtant plus assez d'énergie pour rester debout, si bien que je m'étais allongée en position de sphinx, comme on dit, ironie de situation.

Soudain, une forme immense surgit des ronces comme si elles n'étais que des fougères, je m'efforçais de ne pas bouge, craignant que ce ne soit encore un sortilège de la grande dame. La forme avança. Je plissai les yeux, c'était un être aussi monstrueux que moi avec des yeux qui brillaient au travers de la fumée. Il buta sur ma camarade, je remuais et sentis se tendre tout mes muscles. Il ne devait pas lui faire de mal, je ne le laisserais pas faire. Mais il la prit délicatement dans ses bras et l'emporta. J'essayais de crier pour attirer son attention, m voix était étouffée par les flammes. Elle resta dans ma gorge. Je n'arrivais plus à me lever, j'avais les larmes aux yeux à cause de l'irritation de la fumée. Je me sentais au bout de tout, surtout quand je vis la forme s'éloigner parmi les ronces.

Mais mon instinct de survie n'était pas prêt à baisser les bras. J'eus comme une ampoule qui clignota dans la tête. J'étais plus petite que le monstre, il avait dû se frayer un passage dans les ronces, je n'aurais peut-être pas trop de difficultés à le suivre. Surtout que je n'arrivais plus à me lever, j'allais devoir ramper.

C'est ce que je fis, mais je n'arrivais pas plus loin que la fin de la trouée, je m'effondrais juste après, à bout de souffle, respirant un air plus frais et plus pur, mais incapable de faire bouger mes muscles pour me réfugier loin de l'incendie qui se déclarait derrière moi. Je fermais les yeux, résignée.
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Jeu 21 Mai - 17:33

Alors que j'arrivait près d'un large tronc tordu, et que j'allais y poser la jeune femme, elle dit un truc qui m'interpella. Un petit monstre ? Non, je n'avais pas vu de petit monstre. La demoiselle tremblait comme jamais je n'avais vu encore quelqu'un trembler. Bon, il fallait avouer que je n'avais encore vu grand monde dans ma misérable existence de solitaire. Mais... Mon coeur de guimauve ne pouvait pas laisser une dame dans un tel état. Ni une, ni deux, je lui attrapa le menton dans mes larges doigts crochus. Ma main faisait presque la taille de sa tête, si bien que j'avais peur de lui briser la mâchoire. Elle semblait si petite, si fragile, par rapport à ma main. De nouveau, je plantais mon regard dans ses yeux, une seconde simplement. Juste le temps de capter son attention.

Je vais aller chercher le petit monstre. Attendez moi ici. Ne bougez surtout pas de là. Lui ordonnais-je sur un ton qui ne laissait aucune chance à la femme de me contredire.

Je fis alors volte face et pris direction du passage que j'avais tant bien que mal réussi à frayer entre les ronces. C'est là que je la vis. D'une certaine façon, cette créature me ressemblait un tant soit peu. Notre plus grande différence, certainement, c'était l'image que l'on dégageait. Elle semblait aussi douce et gentille que j'avais l'air robuste et méchant. Je n'arrivais pas trop à déterminer de quelle race de bestiole il pouvait s'agir, et dans tous les cas, je ne m'y attardais pas. Le feu la rejoignait rapidement, il me fallait faire vite avant qu'elle ne se fasse dévorer par le feu vorace. Mes grandes pattes me permirent de traverser les quelques mètres de deux grandes enjambées, et rapidement, juste avant que le feu ne brûle ses pattes arrières à elle, je l'attrapa et la tirais.

Elle était presque aussi grande que moi, et ses ailes qui traînaient au sol ne m'aidaient en rien à la tirer. Je dû alors faire appel à toutes mes forces pour pouvoir la mettre en sécurité, près de l'autre demoiselle. D'ailleurs, je lui adressais un nouveau regard. Ma seule crainte était que ce ne soit pas la créature - je préfère ce terme à celui de monstre - en question. A vrai dire, elle n'était pas du tout "petite", et cela portait à confusion. Mais déjà, le feu commençait à s'échapper par les broussailles écartées. Passer serait suicidaire pour moi. Intimement, je priais pour qu'il n'y ait personne d'autre au beau milieu de cette fournaise.

Est-ce que c'est bien ce "petit" monstre dont vous parliez ? Ou est-ce qu'il y a encore quelqu'un dans le feu ? Lui demandais-je en installant le sphynx près d'elle.

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Jeu 21 Mai - 18:51

"Je vais aller chercher le petit monstre. Attendez moi ici. Ne bougez surtout pas de là."

   Le petit monstre... Comment avais-je pu l'abandonner dedans ? J'avais honte, pour la première fois, j'avais honte d'être ce que je suis.
   J'avais froid, ou chaud je ne savais plus. Mes membres étaient las, fatigués, paralysés. Je n'avais jamais était aussi faible de plus face à un inconnu. Je sentais ma faim former des veines sous mes yeux. Mon corps n'avait plus aucun réflexe, il s'accrochait pourtant je savais que je n'allais pas tenir longtemps. Il me fallait du sang. Boire. Maintenant. Il fallait que je m'agrippe à quelque chose pour tenir. Ma main tremblante se porta à une peau rugueuse... Du bois ? J'étais calée contre un tronc. Peut être que... J'essayai d'arracher un bout d'écorce mais il me fallut la force de mes deux mains pour finalement couper un minuscule bout. Je le portai à ma bouche et je le mâchai puis l'avalais. Pendant un instant j'ai pensé que c'était bon j'avais trouvé la solution. Qu'est ce que je pouvais être naïve ! Mon corps ne voulait pas du bois mais du sang. J’eus quelques secousses puis mon estomac rejeta ce qu'il ne lui plaisait pas. Les deux mains à terre je vidais ce qu'il me rester. Mes yeux commençais à voir flous, encore mieux ! Après les tremblements, le vomi, maintenant la vue qui s'éteint, à croire qu'on pouvait mourir en paix que dans les films... Je compris que ce n'était pas ma vue qui dégénérer mais mes émotions. Moi qui pensait qu'un vampire ne pleurait pas...

     J'entendis un bruit, mais je n'avais plus le réflexe de m'affoler. Autant mourir écraser par le pouvoir de la dame qui s'était fait un plaisir de nous encercler de ronces immenses. Je clignais tout de même des yeux, curieuse jusqu'au bout. Bah quoi, autant savoir qui vous tue, non ? Je vis un petit corps posé près de moi. Je tendis une main. Non ?

"Petit monstre ?"
"Est-ce que c'est bien ce "petit" monstre dont vous parliez ? Ou est-ce qu'il y a encore quelqu'un dans le feu ?" me répondis une voix.

   Lorsque je levai la tête je découvris à nouveau ces yeux si beaux. Je vis alors à qu'ils appartenaient, une sorte de gros ours à cornes. A croire que cette forêt était hanté, il manquait plus qu'il soit au service de cette sorcière. Bon, ok, j'étais mal placé pour parler. Pourtant ses yeux, son regard...
    Puis la faim, comme jalouse revint me montrer sa détermination de me faire mourir. Les veines s’amplifièrent sur mon visages descendant jusqu'à mes lèvres.
    J'allais devenir incontrôlable. Mon esprit savais que ce corps posé près de moi respirait encore. Qui dit respirer dit en vie, dit avoir du sang.

"Enlève-la d'ici ! Protèges là !" me mis je à crier.

   Des larmes perlèrent le long du dessins de mes veines.

"Je t'en supplie..."


   Mes dents s'allongeaient mes yeux rougissaient. Mes jambes répondirent.

"Maintenant !"

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle nécéssaire?    Mar 7 Juil - 11:19

« Maintenant ! »

Je me réveillais en sursaut comme victime d'une décharge électrique, bondis sur mes pattes et analysais rapidement ce qu'il se passait autour de moi. Le feu s'était éloigné, je sentais une autre présence près de moi, la femme vampire était dans un état de souffrance qui me fit peur pour elle. C'était sa voix qui m'avait ranimée. Aigue. Mortelle. Terrible.

Je fis la chose près de moi, c'était ce qui l'avait sauvée. M'avait-il sauvée aussi ? Je l'ignorais et je n'avais pas le temps. Je feulais contre la vampire instinctivement. Je me sentais complètement désorientée, je n'étais pas là où je m'étais étalée, je le sentais. Tout comme je sentais la fumée sur ma fourrure et que je voyais la peau brûlée de la femme. Samy...

« Samy, qu'est-ce qui vous arrive, que puis-je faire pour vous aider ? » demandai-je d'une voix un peu tremblante. Je voyais bien qu'il y avait quelque chose qui clochait avec elle.

« Savez-vous ce qui lui arrive ? » demandai-je à la créature qui se trouvait à nos côté. Il était monstrueux mais je savais qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, ses yeux étaient pleins de douceur. Et puis il nous avait sauvées.

Je regardais le visage figé et horrible de la vampire. Quelque chose tilta dans mon esprit.

« Voulez-vous mon sang ? Est-ce le problème ? Vous avez soif et vous voulez vous nourrir ? Me tuerez-vous si vous le faites ? Je suis un monstre, cela aura-t-il le même effet que du sang humain ? Même en considérant que je suis humaine à l'origine ? » demandai-je très rapidement. Inquiète pour elle, après tout, se retrouver dans notre situation nous avait liées, en quelque sorte. Elle ne se souciait peut-être pas de moi mais je me souciais d'elle, au moins un peu.

Je levai les yeux. Le feu avançais mais je ne me sentais plus étouffer comme tout à l'heure. Samy était dans un sale état. Il fallait pourtant bouger. Je me tournai vers le monstre qui nous avait sauvé. Un vrai carnaval aujourd'hui.

« Au fait, moi c'est Elya. Mais y'a plus urgent, le feu ne va pas tarder à se répandre dans les environs, il faut qu'on trouve un plan d'eau pas trop loin, ça nous protégera. Du moins je l'espère... » Je lui souris faiblement.

« Croyez-vous que vous pourrez porter Samy ? » Je jetai un coup d’œil à la concernée. « Je suis désolée. » lui dis-je en grimaçant. « Il faudra peut-être vous assommer pour éviter que vous ne nous attaquiez pendant le transport. » Je regardais mes pattes encore tremblantes d'adrénaline et de fatigue et dévisageai le monstre sauveur. « Croyez-vous pouvoir le faire si le besoin s'en fait sentir ? » demandai-je en me sentant horrible d'envisager une telle chose. Je me sentais prise dans un étau et je voulais m'en sortir. Mon cerveau travaillait à toute allure avec le stress, et je me demandais dans un coin de mon esprit depuis quand j'étais devenue une mitraillette à parole tout en observant la réaction de mes deux compagnons d'infortune.
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La solitude est-elle nécéssaire?

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